Introduction

La plupart des sons utilisés dans la langue tibétaine sont similaires à ceux d’autres langues. Cependant, un certain nombre de facteurs distinguant les syllabes les unes des autres, tels que le ton, l’aspiration, le voisement et la prénasalisation, sont absents ou diffèrent dans les langues européennes et sont souvent très subtils et difficiles à remarquer pour une oreille non entrainée.

Le système de transcription phonétique Drájyór (སྒྲ་ སྦྱོར་ sgra sbyor = སྒྲ་ son སྦྱོར་ ajuster) est conçu pour permettre aux étudiants et aux pratiquants d’identifier et de reproduire correctement ces subtiles différences sonores, favorisant une prononciation correcte de la langue sans la connaître en profondeur.

Comme c’est inévitable pour une langue comme le tibétain, le Drájyór est un système très technique et doit donc être étudié en détail afin d’être maîtrisé. En conséquence, il permet à ceux qui l’étudient d’atteindre une précision de prononciation remarquable et transmet une connaissance précise de la phonologie tibétaine, quelle que soit la langue maternelle de ses étudiants. Il est également très utile d’être étudié parallèlement à l’écriture tibétaine comme support à une prononciation correcte.

 

Histoire

Le système Drájyór a été conçu par Chögyal Namkhai Norbu sur la base de travaux antérieurs réalisés par des linguistes chinois à partir du système hanyu pinyin 汉语拼音. Malgré ses nombreuses qualités, il n’a pas été adopté comme norme et n’a été utilisé que pendant les années où Chögyal Namkhai Norbu a enseigné à l’université de Naples, néanmoins il est toujours en usage au sein de la Communauté Dzogchen.

 

Caractéristiques principales

L’unité de base de la langue tibétaine est la syllabe. Elle est généralement composée d’une consonne initiale, d’une voyelle et, dans la plupart des cas, d’une consonne finale. Dans le Drájyór la consonne initiale est principalement une seule lettre romaine, avec quelques sons représentés par deux lettres, GY- et DR-.